Les problèmes urbains dans les pays en voie de développement
Fil conducteur
Inès étudie une mégapole d'Asie du Sud : des quartiers de gratte-ciel, puis, à quelques kilomètres, des habitations sans eau courante.
En une phrase
La croissance urbaine rapide des pays en voie de développement dépasse souvent la capacité des villes à fournir logements, eau, transports et emplois, ce qui produit des quartiers précaires et des inégalités criantes.
Dans beaucoup de pays pauvres, les villes grandissent plus vite que ce qu’elles peuvent construire. Il manque des logements, de l’eau, des routes et des emplois, et les quartiers pauvres s’étendent.
Pourquoi c'est important
Les villes des pays en développement concentrent désormais une part majeure de la population et de la croissance mondiale. Si leurs problèmes ne sont pas traités, ils freinent le développement national, aggravent la pauvreté et augmentent les risques sanitaires et environnementaux.
Une grande part des habitants de la planète vit dans ces villes. Si leurs problèmes ne sont pas réglés, c’est tout le pays qui en pâtit : pauvreté, maladies, pollution.
Comment ça marche
- L’exode rural et les migrations internes alimentent une croissance urbaine supérieure à celle des emplois et des équipements publics.
- Le bidonville ou l’habitat informel se développe sur des terrains non constructibles, sans accès aux réseaux d’eau, d’assainissement et d’électricité.
- La MÉGAPOLE combine une population immense et une forte fragmentation : une minorité a accès aux services, la majorité vit dans des quartiers précaires.
- Les transports et la mobilité posent problème : congestion, faible couverture des transports collectifs, exposition aux pollutions de l’air.
- Les gens viennent en ville chercher du travail. La ville ne suit pas et n’a pas assez de logements ni d’équipements.
- Beaucoup s’installent sur des terrains interdits à la construction, sans eau propre ni électricité.
- Une mégapole est immense, et les services ne sont accessibles qu’à une minorité.
- Les routes sont embouteillées, les bus rares et l’air pollué.
Exemple concret
Dhaka, capitale du Bangladesh, compte environ 36,6 millions d’habitants dans son agglomération selon la révision 2025 de l’ONU. La ville concentre industries textiles et emplois, mais elle est aussi exposée aux inondations, et une part importante de ses habitants vit dans des quartiers précaires, sans équipements d’assainissement suffisants.
Dhaka, au Bangladesh, a environ 36,6 millions d’habitants. Beaucoup travaillent dans les usines de textile, mais de nombreux habitants vivent dans des quartiers pauvres, mal équipés, et souvent inondés.
Vocabulaire
- Bidonville : quartier d’habitat précaire, construit sans autorisation et sans accès aux réseaux de base.
- Mégapole : agglomération de plus de dix millions d’habitants.
- Croissance urbaine : augmentation de la population des villes, due à la natalité urbaine, à l’exode rural et aux migrations.
- Bidonville : un quartier pauvre, construit sans permis, sans eau ni électricité propres.
- Mégapole : une ville de plus de dix millions d’habitants.
- Croissance urbaine : quand les villes gagnent des habitants, par les naissances et les arrivées.
Les chiffres à connaître
- 45 % de la population mondiale vit dans des villes en 2025, selon la méthode du Degré d’urbanisation, qui est plus large que les définitions nationales. ONU, World Urbanization Prospects 2025.
- 41,9 millions d’habitants pour Jakarta, première agglomération mondiale selon la révision 2025 de l’ONU. ONU, WUP 2025, via Nippon.com.
- 45 % des habitants du monde vivent en ville selon l’ONU en 2025. ONU, 2025.
- 41,9 millions d’habitants pour Jakarta, la plus grande agglomération du monde selon la révision de l’ONU en 2025. ONU, 2025.
Ce qu'en disent les géographes
La géographie urbaine contemporaine insiste sur la diversité des villes du Sud : leur croissance n’est pas une copie de celle des villes européennes, et les quartiers informels font partie de l’économie urbaine, non seulement de ses problèmes.
La géographie urbaine rappelle que les villes du Sud ne ressemblent pas aux villes européennes. Les quartiers informels ne sont pas seulement des problèmes : ils font aussi partie de l’économie de la ville.
Piège / à ne pas confondre
Ville en développement ne signifie pas ville sans richesse : les mégapoles du Sud concentrent aussi des fortunes et des fonctions économiques majeures. Autre piège : un bidonville n’est pas un quartier homogène ; il comporte des niveaux de confort très différents.
Une ville pauvre peut aussi être très riche : certaines grandes villes du Sud concentrent beaucoup d’argent. Et dans un quartier pauvre, les conditions de vie varient beaucoup d’une maison à l’autre.
Pour anticiper
Pour une ville en croissance rapide, demande-toi si les équipements suivent le rythme : eau, assainissement, transports, logements. Un projet de transport ou de desserte peut changer toute la structure d’une agglomération.
Pour une ville qui grandit vite, regarde si l’eau, les égouts, les bus et les logements suivent. Un projet de transport peut tout changer.
À retenir
La croissance urbaine rapide des pays en développement dépasse les capacités d’équipement. Il en résulte un habitat informel, des mégapoles fragmentées et des inégalités d’accès aux services.
Les villes du Sud grandissent plus vite que leurs services. Il en résulte des quartiers pauvres, des embouteillages et des inégalités entre habitants.